Comment reconnaître un bon acupuncteur ?

Voilà une question que se posent peut-être quelques patients, mais dont la réponse devrait être connue par tous.

Un acupuncteur est d’abord un thérapeute qui doit être un communiquant. Il doit savoir écouter et répondre aux questions du patient. Son devoir est de l’informer et de l’aider à comprendre ce qui lui arrive ou comment il peut améliorer son état.

Après l’interrogatoire d’usage en médecine chinoise, il devra compléter son examen par la palpation des « pouls chinois », et d’un certain nombre de « points diagnostics » sur le corps. Si l’observation globale peut se faire sans que le patient en ait conscience, il devra solliciter celui-ci pour l’examen de la langue.

La pause d’aiguilles ne doit pas provoquer de douleur, mais elle doit être suivi de manipulations consistant à attraper le Qi (énergie simplifiée dans la vision occidentale) et à lui donner un ordre consistant à Tonifier (augmenter la quantité de Qi vital) ou Disperser (diminuer la quantité de Qi pervers).

Ces différentes techniques vont générer une sensation chez le patient qui peut se manifester par des engourdissements, fourmillements, sensations d’anesthésie locale, parfois même une sensation électrique qui ne durent pas. Quelquefois les patients décrivent le parcours d’une sensation qui correspond au méridien sur lequel se trouve l’aiguille. Les points à l’extrémité des membres sont plus sensibles que sur le corps.

Cette sensibilité est variable d’un patient à un autre et dépend de son terrain et de son état. Lors d’une première visite le praticien doit vous informer de ces phénomènes, surtout si vous n’avez jamais pratiqué l’acupuncture.

Au cours de la séance, il peut ou doit revenir stimuler les aiguilles en fonction des techniques utilisées et du type de pathologie. En effet la durée de pause d’une aiguille varie en fonction de la Tonification ou de la Dispersion (voir l’article sur la durée de pause des aiguilles).

Un acupuncteur qui vous laisse les aiguilles 20 à 30 minutes sans les manipuler et sans rechercher les sensations à la puncture (en dehors de quelques cas bien précis) ou qui vous laisse seul dans une cabine, fait mal sont travail. Vous ne courez aucun risque vital, mais le résultat ne sera pas correct, voir nul.

Si vous êtes frileux, votre praticien devra utiliser des moxas. Ce sont des cônes ou des bâtons d’armoise visant à chauffer certains points pour faire remonter votre niveau de Yang.

Enfin, s’il ne vous pique jamais dans le dos, vous saurez qu’il n’est pas compétent car c’est un lieu où un grand nombre de points sont vitaux pour remonter le Qi des organes et traiter les fonctions sensorielles associées (vue, odorat, etc).

Pour finir, il fera régulièrement le point avec vous sur l’évolution de vos symptômes de façon objective, c’est-à-dire en vous demandant d’évaluer l’état initial et l’état actuel sur une échelle de 1 à 10. « Ça va mieux » ne veut rien dire si l’on ne calibre pas objectivement.

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